L’histoire du peintre français libertaire : Luce Maximilien

Luce Maximilien

Dès son plus jeune âge Maximilien Luce s’est montré passionné de dessin, ce qui a poussé son père à le mettre en apprentissage chez le graveur Hildebrand où il apprendra la gravure sur bois et en suivant parallèlement les cours de dessin du peintre Maillart. Ses œuvres marqueront profondément l’art contemporain.

Maximilien Luce est né à Paris dans un milieu d’artisans. D’abord graveur, il se lance dans les années 1880 dans une carrière d’artiste peintre. Camille Pissarro qui partage ses convictions anarchistes le présente en 1887 à son groupe néo-impressionniste. A partir de cette époque, Maximilien Luce adopte la technique de la division des tons. Mais, il est loin d’avoir le regard détaché de Georges Seurat et il décrit l’univers de l’art contemporain avec fougue et passion. Il aime les effets de lumière violents, traduit dans son œuvre des crépuscules sur les bords de Seine aux effets inédits de l’éclairage urbain. Les œuvres de Maximilien traduisent une peinture contemporaine passionnée, lyrique avec ses tableaux du Pays noir où les flammes des hauts fourneaux embrasent la nuit. Découvrez plus sur Maximilien Luce ici.

En 1896, Luce publie un album de dix dessins : “Les Gueules Noires”, d’après les œuvres de Constantin Meunier et retourne travailler au Pays noir, dans le bassin houiller de Charleroi, Couillet, Chatelet, la vallée de la Sambre et découvre la dure vie des mineurs. Le peintre y restera trois mois. Il expose à la Libre Esthétique, aux Indépendants ses premières toiles de Belgique. En mars 1899, l’artiste expose à la galerie Durand-Ruel et retourne dans la vallée de la Sambre. A la fin de l’année, Luce expose à nouveau chez Durand-Ruel, 33 tableaux de Charleroi, une trentaine de Gisors, de Paris et de Londres, l’exposition a beaucoup de succès. A cette époque-là, les œuvres de Maximilien Luce atteignent alors à une puissance colorée et lumineuse annonciatrice du courant artistique du fauvisme. A partir de 1897, ses œuvres évolueront vers  un impressionnisme plus classique.En 1934, il sera élu président de la Société des artistes indépendants, un moment fort dans sa carrière d’artiste peintre. Le peintre éprouve une véritable fascination pour les travaux d’Haussmann et commence à traduire dans ses œuvres l’univers des constructeurs. Plus tard, installé à Rolleboise dans les Yvelines, il trouve l’apaisement et revient à des thèmes plus sereins. L’œuvre de Luce est riche et de nombreuses galeries exposent ses œuvres en retraçant le parcours de l’un des meilleurs représentants du néo-impressionniste.